AUDERGHEM DEMOCRATIE SOCIALISTE
Blog d'analyses, de critiques de la politique belge et internationale. Les actualités, mes opinions sur les candidats des partis politiques des élections 2009.
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Liberté, égalité, fraternité! Paroles vaines, funestes même, depuis qu'elles sont devenues politiques; car la politique en a fait trois mensonges. (Démocrite)
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08-02-2010 Actualité
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...DIDIER REYNDERS (MR) MIS EN ACCUSATION

DIDIER REYNDERS (MR)

MIS EN ACCUSATION

PAR LA VRT

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Et cela continue après la détaxe du week-end de Richard Miller, l'auteur du tout frais manifeste de la refondation du Mouvement réformateur (MR)- « Mieux pour quelques uns » -de ramener son parti devenu incertain dans l'axe du "libéralisme capitaliste" et non de la gauche solidaire, au contraire du Parti Populaire (PP) de Mischael Modrikamen qu'il voit jouer un rôle à l'extrême droite avec 9% d'intention de vote pour lequel Richard Miller enrage.

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Quoi de plus normal que d'être affublé de toutes les plaies de l'extrême droite lorsque tout nouveau parti se crée, il n'y a que les partis "démocratiques" au pouvoir qui sont les meilleurs et seuls indispensables, c'est bien connu, mais eux ne sont pas des dictateurs en puissance en menant tout monopole sur le pays sans l'aval du peuple... !

A force de vouloir faire bassement diversion, on finit toujours par attirer l'attention sur soi et voilà que maintenant le média télévisé flamand, la VRT, annonce dans son émission « Panorama » - « La faillite des Finances »- du dimanche soir sur Canvas, un terrible réquisitoire contre la gestion du plus gros ministère du pays (30.000 agents, répartis dans 800 bureaux), celui des Finances, un ministère dont l'économie souterraine représente chez nous 21,5 % du produit intérieur brut (PIB), situant la Belgique juste derrière la Grèce (28,3 %) mais très loin devant nos voisins français (14,8 %) ou néerlandais (12,8 %) ; qui somme toute aura coûté au trésor public "l'appeau d'Ecouille" avec de moindres recettes à hauteur d'au moins 30 à 35 milliards (comme dirait l'absurde ministre PS Michel Daerden s'exprimant avec toute son intelligence du dessous aux Wallons, "la peau des couilles", fermons la parenthèse) pour une volonté bien entendue et comprise, servir exclusivement la poche des riches, ce qui fait toute la différence de penser que le libéralisme à quelque chose de social en dehors de toute évidence du socialisme caviar, parti frère du MR comme décrit dans mon précédent billet..

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Cette information vient donc d'arbitrer le dernier différent Miller-Modrikamen sur le malaise de l'administration, la démotivation des agents ou la politisation du sommet de l'administration, c'est Didier Reynders, ministre des Finances au cours de la dernière décennie, qui se retrouve sur le banc des accusés.

Une pression fiscale de 44% du PIB, dont ce sont les travailleurs surveillés facilement par le fisc qui supportent l'entièreté de l'impact fiscal dans ce pays inégalitaire et propice aux riches, organisé prioritairement pour les amis du ministre des Finances, Didier Reynders.

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Non seulement Didier Reynders et son parti MR auront favorisé la fraude fiscale, mais aussi l'évasion fiscale (il ose réclamer les listes des comptes de ses amis en Suisse pour mieux encore les amnistier et prévoir le retour de leur argent qui sera bien protégé sur leurs comptes (plus besoin de secret bancaire) en Belgique à moindre frais d'amendes, notre pays étant considéré parmi les paradis fiscaux que sont le Luxembourg ou Monaco) par manque de contrôles comme le révèle l'étude d'Henri Maus, professeur de Droit à l'Université d'Anvers en soulignant que 32.000 entreprises n'ont pas rentré de déclarations en 2008, contre 28.581 qui l'ont fait et ont été contrôlées.

Les assujettis à la TVA ne sont que 2,4 % à être contrôlés.

Le laxisme calculé de Didier Reynders n'a sans doute rien de comparable à l'extrême droite du temps passé, mais il contribue à la faire naître au même titre que la montée du "fascisme financier" nourrissant ce monde d'indifférence et d'inégalité de traitement pour une majorité de nos concitoyens, Richard Miller devra réfléchir à ce qu'il appelle « extrême », pour la part de l'opinion général on sait maintenant à quoi s'en tenir pour les élections, le MR et son allié PS sont bien les partis des menteurs et ils savent s'en servir... !!!

 



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08-02-2010, 12:14:32 Actualités politiques
05-02-2010 Actualité
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...MR-PS : « LES REQUINS REYNDERS-DI RUPO NE SE MANGENT PAS ENTRE EUX »

MR-PS : « LES REQUINS NE SE MANGENT PAS ENTRE EUX »

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« BANQUES QUI PILLENT, BANQUES QUI PLEURENT » !

( de MARCO VAN HEES)

A QUOI MÈNE LE CAPITALISME DÉBRIDÉ MR-PS-CDH DES ÉLUS REYNDERS-DI RUPO-MILQUET !

C'est tellement vrai que la globalisation financière et son relais européen dont la Belgique y joue un rôle de premier choix sans que plus aucune force politique ne puisse la combattre par opposition, la machine infernale de la dérégulation économique est bien lancée, les Bourses en recul en sont l'expression claire, notre politique gouvernementale ne fait plus qu'accompagner la chute finale en préservant les banquiers et leurs copains de politicien aux bonnes places, ceux qui se trouvent aux leviers des finances et de l'économie du pays, ils aident mêmes tous les spéculateurs à la « recrise » et non à la « reprise ». Tout le système après celui de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne (le tour de la Belgique est proche) se désintègrera si l'on ne change pas de politique, il faut mettre à pied et devant le fait accompli ces politiciens assassins du système de pillage, les Reynders, Milquet et Di Rupo qui ont toujours joué un jeu malsain pour les banques et industriels au détriment de l'avenir socio-économique du pays !

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Marco Van Hees, « Banques qui pillent, banques qui pleurent », une nouvelle enquête sous la forme d'un ouvrage qui se lit d'une traite, mieux que le « Symbole perdu » de Dan Brown, l'auteur du Da Vinci code, un livre qui révèle la véritable symbolique de ces politiciens qui contribuent à perdre notre pays aux mains des banquiers et spéculateurs toujours gagnants !

Qui ne connaît Marco Van Hees, "l'inspecteur atypique" des Finances belges qui alerte en permanence des dysfonctionnement de nos politiciens élus, Didier Reynders pour le MR, Joëlle Milquet pour le CDH (la suite du PSC Philippe Maystadt) et Elio Di Rupo pour le PS pour ne citer qu'eux, trois conspirateurs déloyaux unis dans les mêmes travers d'une politique nauséabonde qui fait couler la Belgique.

Marco Van Hees soutient mordicus qu'« il faut donner l'exemple : non, une banque ne doit pas forcément faire du profit. », elle doit se recentrer sur les besoins réels des citoyens et non de la poursuite de la finance spéculative au service exclusif des banques et de quelques capitaines d'industries agissant sans remord comme requins !

Il affirme preuve à l'appui qu'en vérité les partis du "libéralisme-social MR-PS" réunis au pouvoir, travaillent surtout pour les banques que pour le bon peuple, il n'a pas hésité à  prévenir l'opinion dans sa campagne actuelle d'information à la RTBf radio, dans Télémoustique, à La Libre Belgique, à Mise au point, mais aussi dans le journal Solidaire du PTB que c'est bien une affirmation: « ALERTE, LES BANQUES PILLENT ! »

Marco Van Hees, le chevalier blanc d'une politique dérégulée qui ne convient plus au peuple en ces temps de crise, s'exprime dans cet intervieuw du PTB que je vous relate et vous convie à lire son dernier ouvrage : « Banques qui pillent, banques qui pleurent » :

Voici l'extrait de l'intervieuw accordé à Solidaire : « ...On a déjà pu lire dans Solidaire sur Lippens, les fraudes des banques, leurs arnaques proposées aux clients, les conditions de travail dans le secteur bancaire. Ton livre, c'est une bonne compil' ou... ?

Marco Van Hees. (sourit). Pas seulement. Ça dépend évidemment de ce que chaque lecteur connait. J'ai déjà raconté pas mal de choses sur Lippens, mais ici, par exemple, je reviens sur son parcours. Celui de quelqu'un qui est toujours dans la logique de manger plutôt que d'être mangé. C'est la logique du capitalisme : toujours absorber de nouveaux concurrents, de nouveaux marchés. C'est sa ligne de conduite. Il entre aux assurances AG dont sa famille est actionnaire en 1981 pour succéder à son oncle. Très rapidement, il a de grandes ambitions, de grands appétits. Il prend les rennes de la société, qui se développe, rachète, troque. Jusqu'à récemment, ou avec ABN Amro, ça a été l'indigestion. Je ne m'attaque pas à sa personne, ni à d'autres, mais à sa fonction dans la société, aux actions qu'il mène.

Tu affirmes que non seulement les banque fraudent, mais également qu'elles organisent la fraude. Des preuves ?

Marco Van Hees. La preuve est simple. Il suffit regarder les travaux de la Commission d'enquête parlementaire sur la grande fraude fiscale en 2008-2009. Trois grandes affaires de fraude ont été analysées. La première concerne la KBLux, qui offrait à ses riches clients des formules pour frauder le fisc. La seconde concerne des sociétés de cash, construction frauduleuse qui concerne des grands groupes en premier lieu mais où les banques ont joué un rôle crucial. Et la troisième est l'affaire « QFIE » pour « quotité forfaitaire d'impôt étranger ». J'y consacre un chapitre dans mon livre. Là, les banques ont été les principales organisatrices de la fraude. Elles ont trouvé puis profité d'une faille dans la législation fiscale. Elles se sont d'abord servies elles-mêmes, pour leur propre profit, puis elles ont commencé à l'utiliser comme un service à offrir, à proposer à leurs riches clients. Et elles leur ont proposé à tour de bras. Logique, car pour eux, les banques sont celles qui s'occupent de leurs affaires d'argent. Et elles s'en occupent plutôt bien...

Elles s'occupent bien des riches clients, mais pas de tous ses clients. Tu remets en cause le mythe du « client est roi », et vas jusqu'à affirmer que « les clients ne sont pas de numéros, mais des tirelires » !

Marco Van Hees. J'ai dit que si le client est roi, les banquiers sont des républicains convaincus : cette logique est institutionnalisée dans le fonctionnement bancaire. Il y a des catégories de clients. Chez Fortis par exemple, il y a des noms pour chacune de ses catégories, selon le niveau du montant des avoirs. Ce sont des gens différents qui s'occupent de clientèles différentes. Et cela va de l'employé ordinaire d'une agence pour le client ordinaire, le « bas peuple », jusqu'à la filiale privée, le private banking, pour les super riches. À Bruxelles, il y a ce genre de salon, dans des bureaux décentralisés. C'est un peu comme le train : il y a des compartiments par classe. Sauf qu'ici, il y a jusqu'à 5 classes. Enfin même 6. Car il y a celle du démarkéting : les gens dont on veut se débarrasser, des clients qui ne rapportent rien. Ils ont des techniques spéciales pour ça : lors de séminaires, on apprend à se débarrasser de ces clients. C'est une employée qui m'a raconté ça. Elle a subi une formation, avec des jeux de rôle et échanges d'expériences sur « comment gérer un mauvais client ? ». Et comble, les banques sont payées avec de l'argent public pour assurer ces formations !

Après avoir été sauvées, les banques se font plus d'argent qu'avant la crise...

Marco Van Hees. Elles ont eu et ont encore un grand rôle dans la crise. Les banques ont bénéficié, justement à cause de la crise, d'une diminution des intérêts sur leurs emprunts à la banque centrale européenne. Cela a permis de nouveaux crédits, de relancer l'économie et la consommation. Mais si les taux ont diminué de plus de moitié pour les banques, ils ont à peine diminué pour les clients. J'ai eu accès à une note interne d'un responsable de Fortis, Peter Vandekerckhove, où il met noir sur blanc que la marge bénéficiaire sur les crédits a doublé.

Autre révélation surprenante, notre banquier, celui derrière le guichet, n'a pas la vie facile...

Marco Van Hees. Un syndicaliste m'a dit : « Il faut toujours se rappeler que le type que le client a en face de lui a un fusil derrière le dos, celui de sa direction. On l'oblige à faire ça. » Certains employés le vivent plutôt bien. Sans état d'âme. Mais d'autres vivent ça très mal. C'est pousser loin cette logique du profit : apprendre des techniques pour faire ça, trier les clients, essayer d'en pousser à la porte... La pression psychologique est très forte sur le personnel. Une partie des employés était dans une notion de service : maîtrise des produits bancaires, proposer des crédits, des épargnes,... Avec un profil de bon technicien mais pas de requin commercial. Ces gens là ne se sont plus retrouvés dans la nouvelle approche des banque : fini le service à la clientèle, bonjour le « refourguage » de produits à tout prix. Une logique où on a des objectifs commerciaux à atteindre, ce qui profite le plus à la banque. Je cite des témoignages de gens qui, avec la pression de la hiérarchie, se retrouvent sous antidépresseurs, des gens qu'on change d'agence, qui ont des signalements négatifs, avec conséquence sur leur rémunération (car elle est variable selon les objectifs commerciaux), des gens qui ont constamment peur d'être virés, même si ils sont là depuis longtemps.

Pourquoi revenir sur la privatisation de la CGER ?

Marco Van Hees. Avec cette affaire, on est au cœur du sujet. Ici, le but est de voir comment les banques font la chasse au profit, toutes leurs techniques, et comment l'Etat intervient non pas pour contrôler les banques mais pour satisfaire leur soif de profit. Et c'est d'autant plus intéressant d'y revenir au moment où l'Etat « nationalise » Fortis pour la sauver ! Pendant 128 ans, la CGER a fonctionné sans problème. Et il suffit de 10 ans, intégrée à Fortis, pour qu'elle s'écroule. Alors quand j'entends Reynders, ministre des Finances, dire que « l'Etat n'a pas vocation à gérer une banque », je me dis qu'il doit souffrir d'amnésie pour dire des bêtises pareilles.

Tu ne l'oublies pas, ton vieil « ami » Reynders.

Marco Van Hees. Non. J'ai voulu montrer l'obstination du gouvernement, et en partie de Didier Reynders, celui qui a porté toute l'affaire de banques depuis 2008. Du jour au lendemain, en septembre 2008, il a fallu sauver Fortis, prendre l'option BNP Paribas, sur les bons conseils d'Albert Frère, grand ami de Reynders, mais aussi, partenaire financier de BNP Paribas. Ils ont maintenu ce cap coûte que coûte, quitte à en faire une confrontation avec les actionnaires, quitte à tenter de manipuler la justice. C'est fou de voir, primo, comment on a donné les pleins pouvoirs à l'homme qui est le plus proche des banques, et deuxio, à quel point on peut mener cette politique, au nom de la démocratie, alors qu'on en viole les règles.

Tu n'es pas tendre avec Reynders et le MR. Mais tu égratignes aussi le CDH et Maystadt, ainsi que le PS pour son rôle dans la privatisation de la CGER.

Marco Van Hees. Je me suis notamment entretenu avec Jean-Pierre Genbauffe, dirigeant de la CGSP (centrale FGTB des services publics) de l'ancienne banque publique, qui était en même temps président de la section d'entreprise du PS. Il obtient en 1993, juste avant la privatisation une entrevue secrète avec Lippens. « Quand j'ai compris que le PS ne s'opposerait plus à la privatisation, il s'agissait de chercher des garanties pour le personnel. », a-t-il dit. Lippens, lui, voulait s'assurer qu'il ne subirait pas des grèves à répétition. Avec le recul, Jean-Pierre Genbauffe dit qu'il savait que ça n'était pas une bonne idée de privatiser. Alors pourquoi ne pas avoir organiser la grève, la résistance contre la privatisation ? Il est aussi au PS. Et le PS a soutenu la privatisation. Philippe Busquin assurait que c'était nécessaire pour sauver la sécurité sociale. Alors, Genbauffe ne se bat pas contre la privatisation, mais seulement pour le personnel : transformer les statutaires en contrats de travail avec des avantages pour compenser. Du moins, pour le personnel de l'époque. Car les nouveaux engagés n'en ont pas bénéficié.

A l'époque, c'est une coalition sociale-chrétienne-socialiste qui est au gouvernement. Le ministre des Finances est un social-chrétien, Philippe Maystadt, et celui des Entreprises publiques est un socialiste, Guy Coëme - emporté par l'affaire Agusta, il est remplacé par un certain... Di Rupo. Les dernières étapes de la privatisation ont eu lieu sous Di Rupo comme vice-premier ministre. Au départ, les socialistes disent qu'ils ne s'agit pas vraiment d'une privatisation, mais de céder la moitié au privé : l'Etat garde le verrou de 50 %. Avec l'argument de Busquin que c'est nécessaire pour sauver la sécu. Peu après, Maystadt, considéré comme à gauche au sein de son parti, fonce sans état d'âme pour la privatisation : il faut sauter le verrou des 50 %, les socialistes doivent suivre. Après des exercices de contorsion où divers socialistes font des déclarations contradictoires, ils acceptent finalement, en disant « on laisse la possibilité, légalement, de donner plus de 50 % au privé, mais on ne le fera pas. On a juste besoin de le faire pour attirer les sociétés privées ». Mais quelques années plus tard, on déborde tout de même des 50 %. Bref, une célèbre technique du « saucissonnage », morceau par morceau, et en faisant pression sur les syndicats. En gros, les socialistes ont fait passer les mêmes mesures que la droite, mais juste un peu moins rapidement.

A écouter nombre de déclarations de ces dernières années, on croirait que les méchants responsables de la crise sont les banquiers, les capitalistes financiers, mais que les capitalistes industriels sont des gentils, soucieux du développement de la société ?

Marco Van Hees. C'est ce que Di Rupo m'a dit lorsque je l'ai rencontré, suite à la sortie de mon livre sur la politique fiscale de Reynders. Sa thèse est que le capitalisme financier et industriel sont deux choses différentes. Mais ça ne tient pas la route. Prenons l'exemple d'Albert Frère, une des plus grosse fortune de Belgique. Est-ce un financier ou un industriel ? D'un côté, c'est un industriel. Il détient des parts dans des holdings de l'énergie (Total), du ciment, de l'alimentation (Ricard, Havana Club). Mais il reste un patron de holding. Ces domaines sont totalement imbriqués, on ne peut pas les séparer. La logique et les techniques sont les mêmes : la recherche permanente de plus gros profits, l'exploitation des travailleurs.

Votre alternative, c'est la Kiwibank, une banque publique. D'autres, comme Eric De Keulenaere, professeur d'économie à l'Institut Solvay, vont dans le même sens... Même combat ?

Marco Van Hees. Non. Au lendemain du sauvetage de Fortis par l'Etat, le PTB a lancé cette proposition d'une banque publique. Depuis lors, d'autres ont soutenu cette idée que l'Etat devait en rester actionnaire, et ne pas re-privatiser comme cela a été fait. Mais cela ne suffit pas. Sinon, on pourrait dire que Dexia, avec ses capitaux publiques, est une banque publique. Mais une banque avec des actions de l'Etat peut néanmoins fonctionner comme une banque privée. C'était d'ailleurs déjà le cas avec la CGER.

L'idée de la Kiwibank, c'est d'avoir un secteur bancaire entièrement public, coupé de la chasse au profit. Une banque au service de la population, des gens, de l'économie qui accomplirait les différentes tâches d'intermédiaire financier sans profit. Puisque finalement, elle met en relation des emprunteurs et des épargnants. Elle n'a pas forcement besoin de se faire du profit là-dessus. Les banques ne sont pas créatrices de richesse, comme l'avait déjà montré Marx. Elles ne font qu'accaparer la plus-value créée par les entreprises industrielles. Mais pourtant, certaines années, elles font autant de profit que toutes les entreprises industrielles ensemble. C'est un secteur tellement important qu'il faut donner l'exemple : non, une banque ne doit pas forcément faire du profit. Et ses rôles sociaux seront d'autant mieux remplis. Dans le livre, je cite 10 avantages d'une banque publique...

 À lire avec minutie : Marco Van Hees, « Banques qui pillent, banques qui pleurent ». Enquêtes sur les profits et crises des banques belges, éditions Aden, 2010, 304 pages, 20 €. En vente chez Aden, rue Antoine Bréart, 44, 1060, Bruxelles ou au PTB-shop, 171, Bd Lemonnier à Bruxelles.

 

 



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05-02-2010, 12:10:38 Actualités politiques
03-02-2010 Actualité
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...SÉCURITÉ ET VIOLENCE : BRUXELLES « BRÛLE-T-IL » en 2010?

SÉCURITÉ ET VIOLENCE :

 BRUXELLES « BRÛLE-T-IL » en 2010 ?

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LA «  TOLÉRANCE ZÉRO » FACE AUX DÉFIS DE SÉCURITÉ, PLUS AUCUNE ZONE DE NON-DROIT À ANDERLECHT, MAIS AUSSI À ST-JOSSE, MOLENBEEK, LAEKEN, SCHAERBEEK et FOREST.

LE PHÉNOMÈNE D'ATTAQUES PAR DES BANDES DE QUARTIER CONSTITUÉES DE MINEURS RISQUE-T-IL DE S'ÉTENDRE ENCORE À D'AUTRES COMMUNES ET QUEL DÉLAI DE RÉACTIONS APPROPRIÉES SANS TABOU DU GOUVERNEMENT LETERME ?

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PLUS DE DOUZE ANS QUE CELA DURE ET LA SÉCURITÉ DE LA CAPITALE DE L'EUROPE N'EST TOUJOURS PAS RENCONTRÉE, SAUF POUR LES SOMMETS DE L'UE et LA FUTURE PRÉSIDENCE BELGE À L'EUROPE...

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LA SÉCURITÉ DES CITOYENS IMPORTE MOINS ET N'EST PAS À L'ORDRE DU JOUR CHEZ LA MINISTRE DE L'INTÉRIEUR TURTELBOOM, QUE DES PROMESSES, DES EFFETS D'ANNONCE, ON VEUT NOUS FAIRE CROIRE À UNE JUSTICE PLUS RAPIDE SANS NOUVEAUX MOYENS ET PRISONS ET QUELQUES POLICIERS (50) EN PLUS SUR LE TERRAIN SANS AUTRES MOYENS, C'EST COMME POUR LES POMPIERS, LE FIASCO... !

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Les deux bourgmestres, Freddy Thielemans de Bruxelles et Gaëtan Van Goidsenhoven d'Anderlecht (sur la photo) estiment qu'il faut aujourd'hui donner les moyens à la justice pour assurer le suivi du travail des policiers et éviter que les délinquants soient relâchés juste après avoir été arrêtés. C'est ce qui décourage les policiers comme en témoigne la vidéo d'RTL, d'autant que les mineurs délinquants restent d'ailleurs un "problème insoluble", ils n'encourent aucune pénalité judiciaire ni demande de remboursement des dégâts commis, les parents n'ont aucune inquiétude...

Quelles réformes objectives du Ministère de l'intérieur, de la police, de la justice, de l'intervention des bourgmestres des communes, bientôt en situation de non-droit si l'autorité ne prend pas la juste mesure de telles dérives dans un état qui est réputé démocratique et ouvert à toutes les cultures et religions?

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Avec le PS Philippe Moureaux en tête qui se trouve bel et bien dans l'impasse depuis la dernière fusillade de Laeken (et les précédents de sa commune de Molenbeek) qui a fait un policier assez gravement blessé et qui ne souhaite toujours pas de musculation ni stigmatisation des responsabilités dans les questions de la sécurité bruxelloise.

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Nous sommes loin de sa "Loi Moureaux" contre le racisme qui a donné toutes les protections aux délinquants (principalement d'origine maghrébine d'après la police) agissant presque en totale impunité, il en appelle dans cette crise sécuritaire à une réforme objective et progressive comme si les actes de grand banditisme et les victimes avaient le temps d'attendre le bon vouloir du pouvoir et de la justice, de qui se moque-t-on...!

Les citoyens normaux de tous âges et surtout les petits indépendants des quartiers en turbulence, pas un jour sans de multiples attaques jusque dans les associations de réinsertions socioprofessionnelles qui doivent fermer car trop risqué et les écoles de quartier comme l'ISIB qui doit se déplacer, en font continuellement les frais avec des victimes hospitalisées et atteintes physiquement, quant ce ne sont pas des vitres de voitures, des arrêts de bus, des vitrines endommagées, des voitures incendiées,etc.

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La sécurité à Bruxelles n'est pas pour demain et la tolérance zéro est un leurre politicien de plus, la police communale de base fait ce qu'elle peut de mieux avec les trop faibles moyens régionaux et fédéraux qui n'arrivent pas à suivre l'évolution de la marginalisation et précarisation de la société bruxelloise (l'afflux d'une immigration n'ayant pour seul refuge qu'une ghettoïsation des quartiers sans avenir par la volonté du pouvoir politique inflexible à toute intervention sur le contrôle et la limitation des flux migratoires sans fondement de plus value sur le travail et la production, l'autorité politique qui laisse pourrir et s'accentuer la situation dégradée et inquiétante, malgré les alertes donnés par les nombreux acteurs de terrain, d'autant un sentiment d'impunité lié à une justice mal menée et inconsidérément peu dissuasive qui conduit à l'escalade des infractions et délits, le contexte des derniers évènements dont on parle aujourd'hui et assurément pas nouveau)

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Certains journalistes prétendent que les politiques ne font qu'attiser la peur et la haine d'une frange d'immigration d'origine maghrébine et ne font que lancer des élucubrations à relents sécuritaires ou communautaires, certes il y a une part de réalité dans la proposition flamande de fusionner les 6 zones de police, mais le sentiment général des gens qui vivent et travaillent dans certains quartiers comme à Anderlecht (quartier de Cureghem) est bien réel, de paroles même de spécialistes du parquet, cela dure depuis douze années de façon quotidienne, les attaques avec violences sont répétitives et l'utilisation d'armes de plus en plus lourdes existe depuis la chute du mur de Berlin ou des lots d'armes se retrouvent en vente de 100 à 200 euros la Kalachnikov, des armes de guerres en parfait état de marche entre les mains de délinquants, imaginons le nombre d'armes détenue par les filière de terroristes islamistes sur le sol belge(c'est un autre chapitre non plus résolu par notre ministère de l'Intérieur et le Comité P de surveillance).

Ce n'est pas un fait nouveau que cette approche apocalyptique sur le sentiment d'insécurité de Bruxelles ; le présumé lit de l'extrémisme (Vlaams Belang, liste Dedekker) à bon compte et ne dérangeant en fin de compte que les partis laxistes (PS, MR, CDH, ECOLO) qui laissent tout faire, qui n'ont toujours pris aucune mesure restrictive en fonction de la démographie multiculturelle explosive et de "la bombe sociale" en cours d'amorçage, faute de projets politiques adaptés aux circonstances d'une immigration déraisonnée et finalement devenue contraignante à force de ne pas voir les réalités en places et pourtant prévisibles.

Trop facile que de s'en prendre à une justice jugée trop souple sans les moyens humains et matériels de travailler efficacement, de s'en remettre aux acteurs de terrain, enseignants, assistants sociaux, etc. sans les ressources nécessaires pour œuvrer contre l'instauration de ces bandes et mafias, il n'y a qu'un seul responsable qui n'assume pas ses responsabilités : le politique, le pouvoir de tous les niveaux, cela fait beaucoup de politiciens...

Les citoyens, qu'on le veuille ou non, ont peur de l'évolution des actes d'agressions de plus en plus violents, il n'y a pas que la police qui doit s'en inquiéter, quant aux politiciens calfeutrés dans leur tour d'ivoire supervisée par leurs escortes policières et gardes rapprochées dans tous leurs déplacements aux frais des contribuables, ils n'ont pas conscience des risques qu'encourent la population confrontée au quotidien à l'insécurité d'une véritable horde de gens désocialisé et désintégré dans une jungle de la loi du plus fort où tout est permis où toute réaction d'atteinte physique par le crime jusqu'à mort d'homme est prévisible!


Il aura fallu attendre que des malfrats, des bandes de jeunes ou des groupes criminels, sans loi ni peur, provocants et humiliants les forces de police avec violence physique, menant des gros coups dans des communes bruxelloises à risque à la limite du non-droit ; à force de répétition de délits violents, armés jusqu'aux dents avec du matériel très destructif comme des kalachnikov, pour que les responsables politiques et la magistrature se réunissent enfin pour paraît-il agir dans l'urgence, mais rien n'est moins sûr que le gouvernement Leterme et la prochaine réunion des Bourgmestres du 11 février n'aboutissent aux résultats escomptés depuis tant d'années, la sécurité des citoyens reste un doute évident !

 



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03-02-2010, 07:00:33 Actualités politiques
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"Ma seule affaire, c'est en effet d'aller par les rues pour vous persuader, jeunes et vieux, de ne vous préoccuper ni de votre corps ni de votre fortune aussi passionnément que de votre âme, pour la rendre aussi bonne que possible ; oui, ma tâche est de vous dire que la fortune ne fait pas la vertu mais que de la vertu provient la fortune et tout ce qui est avantageux, soit aux particuliers soit à l'Etat." "Et tant que j'aurai un souffle de vie, tant que j'en serai capable, soyez sûrs que je ne cesserai pas de philosopher, de vous exhorter, de faire la leçon à qui de vous je rencontrerai." Platon, Apologie, de Socrate 30b; 29d.
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